Blog vagabond, culturel et champêtre

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vendredi 25 juillet 2008

J'savais bien que j'étais geek !

C'est pas pour me vanter, mais j'ai une blogroll vivante !

Il s'agit d'une nouvelle et excellente fonctionnalité de blogger : bien mieux qu'une liste de liens plus ou moins classés par ordre alphabétique et/ou thématique, plus agréable à consulter qu'un agrégateur. Les blogs que j'ai choisi de mettre dans ma blogroll, bien sûr je les aime tous - j'ai mes petits chouchous, mais je ne le montre pas ! Ce qui est bien, c'est que dès que l'un d'entre eux publie un billet, il se retrouve en tête de la liste, qui, donc, bouge plusieurs fois dans la journée. Ceux qui étaient côte à côte se séparent pour rejoindre d'autres compagnons qui, à leur tour, les quitteront pour d'autres. Evidemment, ceux qui publient tous les 36 du mois (je ne vise personne) se retrouvent souvent tout au fond. C'est un peu cruel, mais on voit tout de suite ce qu'il y a de neuf. Pas mal, non ?

Pour une fois que je ne suis pas la dernière en 2.0...

samedi 12 juillet 2008

C'est quoi ce blog ?

Pour moi, c'est un refuge, un cocon douillet, enveloppant et accueillant. Le ptilonorhynque, oiseau que j'imagine discret et timide, un peu gêné par son nom si tarabiscoté, n'attend guère de visiteurs. Il peut pourtant en arriver, en équilibre sur le fil du hasard, à la recherche par exemple de documents sur les "chaussures qui couinent" (ça s'est déjà vu...) ou sur la meilleure manière d'occuper ses vacances à Chartrier-Ferrière quand il pleut ou lorsque la chaleur pourrait faire fondre les pierres. Monsieur Google est parfois si facétieux !

Mes précédentes aventures de blogueuse m'ont rendue un peu circonspecte : sur le net, des médiocres qui pensent ne pas pouvoir être repérés - en quoi ils se trompent - se disent qu'ils ont toute lattitude pour se lâcher et laisser libre cours à leur mauvaiseté. "La langue des papillons" tend donc vers l'anonymat, mais accueille volontiers les visites amicales.

J'ai pris conscience récemment d'un vrai plaisir à écrire. On trouvera donc ici quelques petits papiers personnels qui ne demandent qu'à vivre ; je ne sais pas s'ils seront nombreux, courts ou longs, ni ce qu'ils deviendront. J'ai juste envie d'expérimenter ça, pour voir, comme d'autres l'ont fait avant moi : lui, par exemple, a du talent et du style, il va fouiller profond pour ramener des mots et pétrir leur chair.

Je recopie aussi plein d'extraits de livres sur des sujets qui me semblent importants : musique, porcelaine, marche et chemins, portraits, langage, art,... Le blog me sert un peu d'aide-mémoire, j'y dépose ce que j'aime.

On ne trouvera rien ici sur ma vie professionnelle, quasiment rien non plus sur ma vie privée - ben, qu'est-ce qu'il reste, alors ? Si c'est pour parler de rien, pourquoi ne pas se taire ? Justement parce que le ptilonorhynque est au quotidien tellement silencieux, qu'il se dit de temps en temps qu'il y a bien droit, lui aussi, aux mots des autres. Pendant ses quarante premières années de vie - et des poussières, comme on dit - il n'a guère pu déployer ses ailes, sinon en rêve ; combien de temps lui reste-t-il pour prendre son envol harmonieusement ?

dimanche 29 juin 2008

La langue des papillons


J'ai emprunté le nom de ce blog, ainsi que mon pseudonyme, à une nouvelle de l'écrivain galicien Manuel Rivas, qui écrit généralement dans la langue de sa région natale, le galicien ou galego (très proche du portugais).

Le titre original, A lingua das balboretas, me permet de vérifier une fois de plus que le mot "papillon" est le plus beau de tous les mots de toutes les langues. Balboretas, Schmetterling, butterfly, papillon...

Avant de lire La langue des papillons, je ne savais pas que les papillons avaient une langue ; je ne m'étais d'ailleurs jamais posé la question. Ils ont une langue, donc, mais quelle langue parlent-ils, eux, les papillons aux si jolis noms ?

Cette nouvelle a été portée à l'écran en 2001 par José Luis Cerda sous le titre espagnol La langua de las mariposas. Mariposas, c'est magnifique aussi !

Extrait (traduit du galicien par Serge Mestre et Ramon Chao, publié chez Gallimard en 2003):
"La langue d'un papillon ressemble à une trompe enroulée comme le ressort d'une montre. Lorsqu'il est attiré par une fleur, le papillon la déroule et l'introduit dans le calice pour aspirer le pollen. Quand vous plongez le doigt humide dans un sucrier, vous sentez un goût sucré dans votre bouche, n'est-ce pas, comme si le bout du doigt était le bout de la langue ? Eh bien, la langue des papillons, c'est pareil."